épisode  83

Discuter sur l’actualité, écrire des poèmes m’intéressent davantage que de tenir ce blog.

Depuis que François Geoffroy s’est lancé dans une aventure d’écriture pour son simple plaisir et ne veut surtout pas qu’une professeur lui signale des passages fautifs ce qui n’est pas son souci et lui gâche la spontanéité d’une écriture qu’il veut jubilatoire pour lui-même, François Geoffroy ne m’envoie plus de mails.

Je me rends compte que ses mails me boustaient pour tenir ce blog afin de pouvoir mettre ses textes en ligne. Cette petite entreprise d'un blog tenu par deux invalides avait mis de la lumière dans cette période de vie où à la souffrance s'ajoutaient les difficultés pour régulariser sa nouvelle situation financière due à l'invalidité qui stoppait sa carrière. Il a confessé son goût naissant pour écrire sa biographie. L'entraide que nous avons eu dans l'écriture lui a donné goût à cheminer en dehors de moi et ma manie des corrections. Les éditeurs connaissent ce problème et ont dû le résoudre lors de la dernière Foire Nationale du livre à Nice qui fut transférée à Paris, les gros trusts voulaient pouvoir exercer un contrôle direct sur cette foire dite nationale du livre et éliminer toutes ces petites maisons d'éditions applaudies par le public à cause de la place réservée à l'imagination en action.

L'histoire la plus piquante qui fut contée lors du colloque à Nice des éditeurs en région auquel je fus associé  est celle de Joffo avec le sac de billes où il remercia son nègre avec un flacon de parfum de son magasin de coiffure car il ne pigeait pas la différence entre sa cassette sans intérêt et la version finale qui fut le succès inattendu par le nègre lui-même qui, alors en rade de contrat,s'était dit qu'il devait donner vie à cette cassette pour justifier une rémunération. Par après, il y eut un protocole d'accords avec l'éditeur quand celui-ci sut l'entière vérité.

Joffo fut invité à la foire du livre de Saint-Louis dans le Haut-Rhin. Et les bibliothécaires s'étonnaient que l'auteur ne sache pas parler de son vécu à des collégiens. Je me suis contentée d'écouter et réalisais que Joffo, ingrat à l'égard de son nègre était aussi un mufle avec cette suffisance d'un auteur à succès qui n'en n'est pas un. Les génies authentiques sont modestes.

Sache donc François que je suis heureuse que tu poursuives tob expérience d'écriture par une voie autre que celle du blog. Si l'écriture est plus qu'un hobby mais un travail d'auteur, tu auras besoin de communiquer avec le nombre et la nécessité d'un éditeur se posera même si tu t'en ris aujourd'hui.