Un an après mon accident, je tenais un stand à Thann (Haut-Rhin) et dédicaçais mes livres lors d'une fête Art et Artsanat organiséee par le centre culturel de la ville où j'avais eu l'occasion d'un tête à tête avec Pierre Seghers.

Une jeune femme vint vers moi avec le sourire et dit combien elle était contente de me voir rétablie. Elle était infirmière et se trouvait dans le service des soins intensifs quand j'y ai été admise. Je parcourais mon corps avec ma main valide et articulais "enfer". Elle en était bouleversée et n'avait jamais vu un autre patient se manifester ainsi.

Il y a trois semaines, à 7h30, une douleur fulgurante m'a réveillée et pendant trois jours, je n'eus guère de soulagement. Une sciatique à droite s'était mise en place. Je sais que j'ai passé deux semaines atroces, les désordres organiques s'enchaînaient, le tout compliqué par la prise accrue sur conseil du médecin au téléphone d'un médicament qui provoqua une sécheresse salivaire gravissime. Je vais mieux et voudrais bien être ainsi ce prochain samedi où mon François et moi célébrerons en toute intimité notre mariage.

J'ai désormais un suivi en ostéopathie qui m'apporte un réel bienfait. L'espoir fait vivre et c'est sur cette note optimiste que j'arrête ce blog. François Geoffroy est toujours silencieux sauf pour aplaudir notre mariage. Donc rien de particulier sur sa santé. Nos échanges m'auront rendue consciente des dégâts d'une vie de travail sur un organisme humain.