Il y a un temps que je n'ai plus rien écrit sur ce blog et pourtant, des internautes ne cessent de le fréquenter. J'aurais eu beaucoup de choses à dire mais la souffrance m'a obligée à réduire mon écriture. Alors je suis restée présente sur mon blog politique. Et les articles sur les guerres au Mali, en Syrie m'ont demandé beaucoup de temps. Sur ces zones, il n'est pas facile d'obtenir des informations fiables. J'avais déjà connu cette situation avec la Libye.

Et puis, ce blog était stimulé par les envois de François Geoffroy. Ceux qui ont suivi nos échanges publiés dans ce blog ont pu se rendre compte que son état se stabilisait et que sa situation économique s'était résolue après avoir surmonté toutes les arcanes admistratives. J'ai commis l'erreur de lui proposer une suite à caractère romanesque, il en était enchanté et j'ai reçu une avalanche de textes écrits à la hâte et qui demandaient à être peaufinés. J'ai été débordée, je n'ai pas pu suivre. Et quand la souffrance est le handicap, on n'a pas envie de le clamer haut et fort. Il faut vivre soi même la douleur chronique pour comprendre les limites vécues.

Je n'ai pas résolu les problèmes d'un passé immédiat et j'en ai  rajoute bien malgré moi. J'ai acquis une certitude, c'est que le corps humain est sacrément résistant. Attaqué de toutes parts, il résiste et le sujet atteint reste capable de savourer un bon plat, de partager le plaisir d'une partie de scabble avec un partenaire coriace, ça stimule les neurones ! Pendant tout ce temps, j'ai acquis une autre certitude, c'est normal que ceux qui ont fait une tentative de suicide soit mis en assistance psychiatrique car , ce qui est dans la normalité, c'est s'accrocher à la vie. Et pourtant la souffrance ne la rend pas aimable, plus d'une fois je me suis dit que j'avais dû atteindre le 10 sur l'échelle de la douleur qui va de 1 à 10. Fréquenter les médecins, c'est l'espoir d'avoir un mieux mais avec une affection chronique et l'âge qui s'est rajouté, l'espoir se heurte à la déception.

Je me délabre. Toujours autre chose. Je vais devenir une encyclopédie médicale. Depuis deux jours, je sais que j'ai un nouveau truc avec un nom drolatique. Une hypothyroïdite hachismoto. Je vous en parlerai demain. Je fatigue et je vois toujours aussi mal, mon assistant oral ne fonctionne pas et ce n'est pas commode de m'assurer que je vous livre un texte correctement dactylographié.